Chroniques

Un entraîneur de foot menacé de mort ? On se croirait en Colombie…

Des fous furieux vont-ils nous faire un remake de l'assassinat d'Andrés Escobar en raison de mauvais résultats footballistiques ? C'est en tout cas ce qu'ils menacent de faire...

L’entraîneur du Raja Beni Mellal risquerait sa vie. Pourquoi ? A-t-il cherché noise à de dangereuses et sanguinaires personnes ? Non. Pas du tout. On le menacerait de mort pour la simple et unique raison que le Raja Beni Mellal est à deux doigts de tomber en seconde division.

 

Cela ne saurait absolument pas être toléré. Et les recherches pour trouver ceux qui ont menacé l’entraîneur doivent être prises avec le plus grand sérieux. Par ailleurs, quand les coupables auront été arrêtés, la justice se doit d’être impartiale et tranchante. Cela ne doit plus jamais se reproduire. Que cette affaire serve d’exemple.

 

Et pour ceux qui pensent que ça ne peut pas être sérieux, rappelons que ce même entraîneur, Mohamed Madihi, a été agressé il y a quelques mois, et plus exactement le 8 mars, et qu’il a dû être conduit aux urgences. Et rappelons la fameuse affaire d’Andrés Escobar, mis à mort en Colombie, tué de douze balles dans un Parking. Cela car il avait marqué un but contre son camp en plein Mondial, menant son équipe à la disqualification.

 

Plusieurs membres de cette équipe colombienne de 1994 avaient d’ailleurs soit reçu également des menaces, soit d’autres types de pressions bien réelles. Le fils de Luis Fernando Herrera, arrière-droit de l’équipe colombienne, a même été kidnappé avant d’être relâché. Mais Escobar, lui, a été tué.

 

Il avait 27 ans, Escobar… Et il paraît que son assassin a crié « Goal » à chacun de ses tirs. A savoir qu’Escobar était un grand joueur, il allait incessamment rejoindre l’AC Milan. Mais ce drame est arrivé.

 

Selon certains médias, un suspect, dans cette affaire de menaces à l’attention de l’entraîneur Marocain, aurait déjà été identifié par les enquêteurs de la police. En fait, pour les détails, il s’agit de menaces de mort envoyées via Whatsapp, depuis un numéro étranger, selon ce qui est dit par certains médias de la place. L’utilisation d’un numéro étranger en dit d’ailleurs long sur l’état de conscience de ou des auteurs des menaces. Ils savent bien que leur acte est répréhensible, et gravissime, mais ils envoient des menaces de mort quand même…

 

L’auteur des menaces impute à Madihi la totale responsabilité des piètres résultats du club cette année, à savoir que le club n’a réussi à obtenir que 8 points en 19 matchs. Une victoire, 5 nuls, et treize défaites. Chaque année deux équipes sont reléguées en Botola 2. Alors pourquoi cet entraîneur là, on le menace de mort ?

 

Plusieurs théories ont été avancées par Madihi. Et plusieurs suspects. Il pourrait s’agir d’un intermédiaire qui place les joueurs, et Madihi aurait refusé de lui tendre l’oreille, ce qui a eu pour conséquence de mettre ce dernier hors de ses gonds. Le même Madihi , faisant la liste de ses ennemis mortels (car des haters inoffensif il doit en avoir d’autres) a également pointé du doigt une autre personne, et ce, pour une autre raison. Il s’agirait du père d’un joueur que Madihi a refusé d’enrôler dans la liste de l’équipe. Celui qui avait agressé Madihi…

 

Par contre le média Le360 affirme qu’un seul suspect a été identifié, et ce, malgré le fait qu’il énonce également ces deux personnes que Madihi, entendu par la police, a désigné comme étant de potentiels auteurs de la menace de mort. Le média ne précise pas qui est le fameux suspect : l’intermédiaire ou le père du joueur… Les deux peuvent d’ailleurs sortir l’argument des mauvais résultats, l’un car les joueurs proposés n’ont pas été alignés et l’autre croyant que si son fils avait joué ils auraient remporté la Botola. Le mystère plane donc toujours…

 

Quoi qu’il en soit, la Direction du Club soutient Madihi dans cette affaire, malgré la débâcle que connait  l’équipe cette saison. De telles menaces ne sauraient être acceptées…  Car qu’est-ce que cela sera si le RCA ou le WAC risquent un jour d’être reléguées en seconde division ? Et oui, il y a bien une différence…

 

De taille !

 

Soulignons pour finir que le club n’a quasiment plus aucune chance d’échapper à la Botola 2 la saison prochaine. Alors à quoi peuvent bien servir ces menaces ? Voilà qui rappelle l’affaire d’Escobar à nouveau…

 

 

 

 

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