Chroniques

Un agent d’entretien peut-il violer des patientes d’un hôpital psychiatrique ?

La réponse est oui ! Ce lundi, un homme âgé de 47 ans, a été arrêté après avoir fait pas moins de 3 victimes, de viols. Cela s’est passé dans un hôpital psychiatrique dans la capitale spirituelle du Royaume, Fès. Mais comment ça se fait qu’un agent d’entretien puisse normalement accéder et même violer plusieurs femmes dans un hôpital psychiatrique ? Comment cela peut-il même être envisageable ?

 

Et ce n’est même pas un employé de l’hôpital. Non, non ! La société pour laquelle il travaille n’est qu’un prestataire de service. Mais on voit qu’il a malgré tout « un degré d’habilitation » lui permettant de violer une, puis deux, et finalement trois femmes… Dans l’intimité !

 

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale, l’arrestation de ce détraqué a été appuyée par un enregistrement vidéo de ces actes criminels. Pardon, mais cela est-il arrivé le même jour ? Ou sont-ce trois jours distincts, et ce n’est que lors du troisième, où on a pu constater les crimes, qu’on a pensé à remonter aux deux autres ? La question est de taille et il est dommage que le communiqué n’y réponde pas.

 

Quoi qu’il en soit, même un abruti saurait que permettre à des hommes seuls d’accéder et d’avoir une intimité avec des femmes fragilisées n’est absolument pas tolérable. Mais alors là, absolument pas ! Ouvrez les portes des hammams tant que vous y êtes…

 

Et ces trois femmes, venant pour se faire soigner, et se retrouvant violées, peut-être même –qui sait ?- enceintes, quels recours ont-elles contre cet hôpital à deux sous ? Où sont les associations censées protéger leurs droits ?

 

D’ailleurs, c’est quoi ces hôpitaux où un agent d’entretien peut accéder à des patientes et les violer, qu’il soit psychiatrique ou non ? Doit-on craindre pour les femmes dans le coma ou sous anesthésie ? Est-ce que des hommes ont toujours, dans tous les hôpitaux, accès à des ailes où sont admises des femmes fragilisées ? Doit-on protéger les femmes de nos familles admises dans les hôpitaux ?

 

Car là est la véritable question qui se pose aujourd’hui : Qui peut accéder à quoi dans les hôpitaux ? Et elle apparaît d’une ultime nécessité. Le petit doigt dit que ce cas n’est fort probablement pas isolé et qu’il est possible que de nombreux cas similaires existent, ont existé ou existeront dans le futur. Car des détraqués comme ça, il y en a tout plein ! Et ils peuvent avoir beaucoup de métiers différents…

 

Que va faire le département de la santé maintenant, pour assurer la sécurité des pensionnaires, qu’ils soient d’ailleurs de sexe masculin ou féminin ?

 

Il faut absolument définir quels types de patients peuvent être la cible des criminels sexuels et il faut envisager des mesures pour les protéger. Le petit doigt a souvent raison, croyez-le bien ! Si cet agent d’entretien l’a fait, et s’il a fallu trois victimes pour s’en rendre compte, alors il devient primordial d’augmenter sécurité et contrôle partout où ce genre d’agressions peut avoir lieu. Nul besoin d’être un génie ou quelqu’un qui dramatise trop pour envisager le pire… Ce genre de failles de sécurité est du pain béni pour les ô combien nombreux pervers existant !

 

La faute ne retombe pas que sur l’agent d’entretien, mais sur les personnes qui devaient faire en sorte que cela ne soit même pas possible. C’est de la folie ! Comment et pourquoi a-t-il pu atteindre ces patientes ? On lui ouvre les portes et on lui demande de nettoyer et d’appeler quand il aura fini, le laissant seul avec elle ?

 

Non mais…

 

Un hôpital où un agent d’entretien a libre accès à des patientes fragilisées… Est-ce partout pareil ? Est-ce partout possible ?

 

Nouamane Rimeh (Nouamanerimeh@gmail.com)

 

 

 

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